L’affacturage: un atout dans le développement de votre entreprise

Les délais de paiement entre professionnels sont plafonnés.
Légalement, ils ne peuvent pas dépasser 60 jours à compter de la date d’émission de la facture. Mais ces délais de paiement surtout s’ils ne sont pas respectés peuvent compliquer la gestion de votre besoin en fond de roulement. Pour répondre à des besoins de trésorerie, vous pouvez alors envisager d’avoir recours à l’affacturage.

Quels en sont les principes, les avantages et les inconvénients ?

Qu’est-ce que l’affacturage ?
L’affacturage est pratiqué en France depuis les années 60, et est encadré par le code monétaire et financier, ainsi que le Code civil.
Le principe de l’affacturage est simple : une entreprise commerciale décide de céder tout ou partie de ses créances-clientes à une société financière (dite Factor).
Le Factor paie comptant l’acquisition de ces factures, et se charge ensuite d’en réclamer les montants auprès des débiteurs lorsqu’elles arrivent à échéance.
Pour l’entreprise, cette solution permet de recevoir sans délai les fonds de la vente de ses services ou produits, moyennant le paiement d’une commission dite d’affacturage au Factor.

Comment fonctionne l’affacturage ?
Le fonctionnement de l’affacturage est le suivant :

  • Vous prenez contact avec une société d’affacturage qui procèdera à un audit de votre poste client afin d’en évaluer les risques ;
  • Vous signez un contrat avec cette dernière, vous engageant sur une partie ou la totalité de vos factures ;
  • Vous lui « cédez » vos factures non-échues : le Factor vous en paie comptant le montant, dont sont déduits différents frais et commissions ;
  • Le Factor en informe votre client, qui lui règle directement le paiement de ses créances. Il s’emploie à en faire le suivi et les relances, et à en vérifier l’encaissement.

Une trentaine d’acteurs occupent le marché de l’affacturage en France. Les principaux sont, pour la plupart, des filiales de groupes bancaires.

Combien coûte l’affacturage ?
Les coûts liés à l’affacturage sont composés de :

  • Frais de gestion et d’ouverture de compte chez le Factor ;
  • D’une commission de financement, qui varie suivant le risque pris par le Factor. Elle rétribue l’avance de trésorerie, et représente 4 à 8 % de l’encours moyen maximum financé ;
  • D’une commission d’affacturage, qui est calculée suivant le nombre et la nature des clients, le montant global des créances cédées, le nombre de factures et la situation financière de l’entreprise.
    Elle oscille entre 0.15 % et 2.50 % du chiffre d’affaires confié avec une moyenne de 1.50 % ;
  • D’une assurance en cas d’impayés : son montant varie de 5 % à 40 % du Chiffre d’Affaires cédé.

Quels sont les avantages de l’affacturage ?
L’affacturage permet de recevoir immédiatement des liquidités en cédant vos factures non échues.
Recourir au factoring peut également vous autoriser à réduire les coûts liés aux délais d’encaissement, et diminuer le temps passé à relancer les clients pour votre équipe administrative. C’est la société d’affacturage qui est en charge de vérifier les paiements, le suivi et les relances des clients, etc…

Si vous signez un contrat d’affacturage avec « cession sans retour », le Factor devient propriétaire des factures (c’est la subrogation) et assume la gestion du recouvrement et les conséquences en cas d’impayé.
Le coût en est plus important, mais la somme touchée lors de la cession de vos factures peut être enregistrée définitivement dans vos comptes.

Quels sont les limites et inconvénients de l’affacturage ?
Pratiquer l’affacturage demande tout de même un gros travail administratif : chaque mois, il faut sélectionner les créances à céder au Factor, et faire avec eux le rapprochement des comptes.
Il faut aussi prendre le temps de vérifier les taux d’intérêt et les jours de valeurs imputés aux factures, pour s’assurer que les taux pratiqués sont les bons. Le poste client n’est donc pas vraiment déchargé de ses fonctions.

Si le Factor ne prend pas à sa charge le risque d’impayé, vous vous exposez au risque car il vous faut rendre l’argent versé lors de la cession si votre client n’honore pas ses factures.
Et c’est alors à vous d’assurer le recouvrement de la facture, ce qui signifie que vous aurez perdu beaucoup de temps pour rien.

De même si vos clients ne sont pas considérés comme suffisamment solvables par les entreprises de factoring, elles peuvent refuser de signer un contrat avec vous.

Précision : Les informations contenues dans cet article n’engagent que le rédacteur et ne sauraient se substituer à un conseil financier spécifique. Elles ne sont valables qu’à la date de leur rédaction uniquement.

Jeremy ESSERYK
Conseiller en Investissements Financiers
Courtier en assurances et en prêts bancaires en Europe
office@kne-ltd.com

Partager sur facebook
Partager sur twitter